Peintres de Concarneau

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Concarneau passage obligé pour les jeunes peintres américains

 

Peintres américains en Bretagne 1864-1914
Texte de David Sellin

 

" Made in Concarneau "

Lorsque l'on a tout oublié à Concarneau et en France des jeunes artistes américains venus en Europe au début du XXe siècle, il reste heureusement les écrits américains : c'est fou ce qu'ils révèlent de la vie artistique en Bretagne et à Concarneau. Merci à David Sellin d'en être le chercheur et l'examinateur attentif. Il nous apprend, par exemple, que, pendant la guerre de Secession, la ration alimentaire des frères ennemis se composait de boîtes de sardines " made in Concarneau " (quelle publicité !), que, lorsque Fromuth fut établi à l'Hôtel de France, les jeunes artistes américains venus de Paris parfaire leur formation, faisaient un détour en été par Concarneau pour écouter ses conseils. Après la guerre de Sécession, le Nouveau Monde, friand d'informations, développa démesurement sa presse. Des correspondants en Europe, dont les peintres, et écrivains payés à la ligne, donnent un très large écho de la vie parisienne et provinciale. L'Etat de Pennsylvanie dispose de cinq cents journaux, hebdomadaires et mensuels dont la moitié pour la seule ville de Philadelphie. Celle-ci, devenue capitale des Etats Unis en 1789, deuxième ville anglophone du monde après Londres, est très marquée par l'influence anglaise. En revanche, la première Académie des Beaux-Arts possède une collection de moulages antiques offerte par Napoléon, et les premiers professeurs réfugiés de la Révolution et des guerres napoléoniennes, y sont Français. L'un des élèves, Thomas Eakins, formé par la suite à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, en devient le directeur. Eakins engage ses étudiants à s'enrichir au contact de la culture française et à achever leur formation à l'Ecole des Beaux-Arts et dans les académies, dont l'Académie Julian.

Concarneau, ville étape

Charles Fromuth venu à Paris sur ses conseils, s'installe à Concarneau en 1890, notant au jour le jour ses observations. David Sellin est en possession de son journal de 2500 pages, véritable trésor de la vie artistique locale. Il y raconte entre autres évènements d'importance, la venue de Sarah Bernard, celle du grand peintre naturaliste Bastien-Lepage et cette visite que lui firent Rodin et Fritz Twaulow, beau-frère de Gauguin. Outre la découverte d'articles de journaux, et des souvenirs de ces voyageurs américains surpris par cette province vivant en plein Moyen-Age à la fin du XIXe siècle, David Sellin a mis en évidence l'importance de " Guenn " nouvelle écrite par l'américaine Blanche Willie Howard sur la venue de nombreux peintres américains à Concarneau. Cette histoire originale raconte les amours d'un peintre américain " Harmor " en réalité le peintre Simmons, qui vécu à Concarneau de 1880 à 1885 et de " Guenn ", son modèle, dans cette ville de Plouvennec qui n'est autre que Concarneau.
Les œuvres, huiles, aquarelles, et dessins, réalisées par tous ces artistes dispersées dans les musées et les collections particulières américaines que David Sellin découvre peu à peu, apportent elles aussi de précieuses informations. Aussi, c'est tout un aspect de l'histoire picturale locale de Concarneau et de Pont-Aven que le chercheur américain révèle.
Yvon Le Floc'h Ouest-France du 9 juillet 1988.
L'été 1995 le Musée de Pont-Aven concrétisait son travail par une exposition et un catalogue "Peintres américains en Bretagne 1964-1914".

Concarneau passage obliged for the young American painters

When one very forgot in Concarneau and in France of the young American artists come to Europe at the beginning from XXe century, there remain fortunately the American writings: it is insane what they reveal of the artistic life in Brittany and in Concarneau. Thank you in David Sellin to be it for it researcher and the attentive inspector. He teaches us, for example, that, during the American Civil War, the ration food of the enemy brothers of sardine boxes “made in concarneau" was composed (which publicity!), that, when Fromuth was established with the Hotel of France, the young American artists venuent Paris to perfect them formation, made a turning in summer by Concarneau to listen to its councils. After the it, American Civil War New World, friant of information, developed inordinately its press. Correspondents in Europe, of which painters, and writers paid with the line, give a very broad echo of Parisian life and provincial. The State of Pennsylvania has five hundred newspapers, weekly and monthly magazines of which the half for the only town of Philadelphia. This one, become capital of the United States downtown 1789, second anglophone of the world afterwards London, is very marked by the English influence. In revenge, the first Academy of the Art schools had a collection of ancient mouldings offered by Napoleon, and the first taken refuge professors of the revolution and the Napoleonean wars, are French there. One of student, Thomas Eakins, formed thereafter at the School of the Art schools of Paris, becomes the Director about it. Eakins urge its students to be grown rich in contact with the French culture and to complete their formation at the School of the Art schools and in the academies, of which the Julian Academy.

Concarneau, stage city
Charles Fromuth come to Paris on his advice, settles in Concarneau in 1890, noting his observations from day to day. David sellin is in possession of its newspaper of 2500 pages, true treasure of the local artistic life. It tells there, inter alia events of importance, the arrival of Sarah Bernard, that of the great painter Bastien-Lepage naturalist and this visit which Rodin and Fritz Twaulow made him, brother-in-law of Gauguin. In addition to the discovery of articles of newspapers, and memories of these American travellers surprised by this province living in full Middle Ages at the end of the XIXe century, David Sellin highlighted the importance of “Guenn” News written by American Blanche Willie Howard on the arrival of many American painters with Concarneau. This original history tells the loves of an American painter “Harmor” actually the painter Simmons, who lived in Concarneau of 1880 to 1885 and of " Guenn ", its model, in this town of Plouvennec which is not other than Concaneau.
Works, oils, watercolours, and drawings, realized by all these artists dispersed in the museums and them American particular collections that David Sellin discover little by little, also bring they of invaluable information. So, it is a whole aspect of the history pictorial local of Concarneau and Pont-Aven that it American researcher reveals. Yvon Floc'h Ouest-France of July 9, 1988.
The summer 1995 the Museum of Pont-Aven concretized its work by an American exposure and a catalogue "Painters in Brittany 1964-1914."

 

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