Peintres de Concarneau

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Peintres irlandais en Bretagne

 

L'été 1999 le Musée de Pont-Aven présentait une belle exposition de peintres irlandais préparée par la Conservatrice Madame Puget. Dans l'excellent catalogue de l'Exposition, Julian Campbell, Professeur au Crowford Collège de Cork, s'est penché sur l'œuvre et la vie de ces peintres en séjour à Pont-Aven, Douarnenez, Quimperlé et Concarneau. Comme les autres artistes étrangers, américains ou finlandais, ils ont été sensibles à l'originalité des costumes et des mœurs des bretons : portraits et scènes de genre sont traités dans des styles classiques suivant les leçons des différents courants artistiques : académisme, réalisme, naturalisme, impressionnisme, expressionnisme.

A Concarneau plusieurs communautés se sont succédées à partir de 1880, établies à l'Hôtel des Voyageurs ou à l'Hôtel de France : " La colonies de Concarneau, écrit Julian Campbell, s'était formée autour de deux artistes bretons dans les années 70 (Alfred Guillou et Théophile Deyrolle) et s'était développée avec l'arrivée d'artistes scandinaves, américains, anglais et irlandais au début des années 1880. La ville ne bénéficiait pas de la même intimité que Pont-Aven mais avait l'avantage d'avoir un port, une esplanade spacieuse de bateaux de pêche, une vieille ville close, des plages de sable, bref, tous les motifs qu'un peintre pouvait désirer. Thaddeus se mit au travail et commença par peindre avec affection et parfois avec humour, une série de jeunes bretons, garçons et filles, sur la plage. Le Maire de Concarneau mit à sa disposition une vieille chapelle de la Ville Close dont les vitraux gothiques laissaient filtrer la lumière. Des enfants de la ville posèrent pour lui. " A cette époque la misère est grande " écrit Thaddeus : " dans Recollections of a court painter "." Cinq ou six familles, huit à dix personnes par pièce habitant une seule petite maison sans sanitaire et avec de la mauvaise eau. La maladie était alors inévitable ; la petite vérole se répandit dans la ville faisant de nombreuses victimes. L'un des modèles de Thaddeus, un malheureux garçon, mourut pendant qu'il posait dans l'atelier de l'artiste." Thaddeus passa l'hiver à Concarneau au Grand Hôtel. En avril 1882 sa grande peinture intuitulée " Jour de marché, Finistère " fut acceptée au Salon de Paris. Helen Trevor et Maria Webb sont également présents en 1883 à l'Hôtel des Voyageurs.

XXème siècle : Un grand nombre d'artistes irlandais vivent dans le Finistère au début du XXè Siècle. Julian Campbell écrit : " La majeure partie des artistes irlandais se trouvait à Concarneau qui avait supplanté Pont-Aven dans le cœur des peintres. Katherine Mac Causland en faisait partie. Surnommée Miss Mac par ses amis, elle et son compagnon, l'excentrique peintre américain Guy Maynard, semblent avoir été des personnalités très présentes à Concarneau ". John Lavery ami d'Alexander Harrison, William John Leech, ami de Sydney Thompson, Aloyus O'Kelly, Samuel Taylor y réalisèrent de nombreuses toiles. Lorsqu'éclata la guerre en 1914, la Bretagne demeura accessible durant le conflit, Katherine Mac Causland continua à résider à Concarneau, Georgina Moutray Kyle travailla régulièrement dans la cité dans les années 20 et 30 et Charles Lamb en 1926 et 27.
Yvon Le Floc'h Ouest-France le vendredi 2 juillet 1999.
Dans le catalogue de l'exposition Julian Campbell conclut : "Dans le contexte de l'art français et parmi la diversité des peintres travaillant en Bretagne les artistes irlandais à l'exception de Roderic O'Connor, sont passés inaperçus. L'expérience bretonne fut toutefois d'une importance capitale pour l'art irlandais. Elle eut un effet libérateur sur les peintres qui se rendirent en Bretagne et certains y produisirent leur œuvre la plus importante. La production bretonne est unique dans l'art irlandais car aucune autre contrée étrangère ne fut représentée de façon si fréquente et pourtant si variée".

Irish painters in Brittany

The summer 1999 the Museum of Pont-Aven presented a beautiful exposure of Irish painters prepared by Mrs Puget, curator. In the excellent catalogue Julian Campbell, Professor in Crowford Collège of Cork, leaned on the work and the life of these painters in stay with Pont-Aven, Douarnenez, Quimperlé and Concarneau. Like the other foreign artists, American or Finnish, they were sensitive to originality of the costumes and manners of the Breton ones: portraits and scenes of kind are treated in traditional styles according to the lessons of the various currents artistic, academism, realism, naturalism, impressionism, expressionnism.

In Concarneau several communities followed one another since 1880, established with the Hotel of the Travellers or the Hotel of France. : “ The colonies of Concarneau, writing Julian Campbell, had been formed around two Breton artists in the Seventies (Alfred Guillou and Theophile Deyrolle) and had developed with the arrival of artists Scandinavian, American, English and Irish at the beginning of the years 1880. The city did not profit from the same intimacy that Pont-Aven but had the advantage of having a port, an esplanade roomy of fishing vessels, an old closed city, sand beaches, in short, all reasons that a painter could wish. Thaddeus was put at work and started by painting with affection and sometimes with humour, one series of Breton young people, boys and girls, on the beach. The Mayor of Concarneau placed at his disposal an chapel of the Closed City of which Gothic stained glasses let filter the light. Children of the city posed for him. “At that time misery is large written Thaddeus: “ in Recollections of has short painter ”. Five or six families, eight to ten people per part living only one small house without medical and with bad water. The disease was then inevitable; the small pox was spread in the city making of many victims. One of the models of Thaddeus, unhappy boy, died while it posed in the workshop of the artist. Thaddeus spent the winter to Concarneau to Grand Hotel. In April 1882 its great intuitulée painting “ Market day, Finistere ” was accepted with the Living room of Paris. Helen Trevotr and Maria Webb are also present in 1883 at the Hotel des voyageurs.

XXe century : A great number of Irish artists live in Finistere at the beginning of XXe Century. Julian Campbell written: “ The major part of the Irish artists was in Concarneau which had supplanted Pont-Aven in the heart painters. Katherine Mac Causland formed part of it. Called Mac Miss Mac by her friends,and her companion, the eccentric American painter Guy Maynard, seem to have been of the personalities very present at Concarneau ". John Lavery friendly of Alexander Harrison, William John Leech, friend of Sydney Thompson, Aloyus O' Kelly, Samuel Taylor carried out many paintings there. When the war in 1914 burst Brittany remained accessible during the conflict, Katherine Mac Causland continued to reside at Concarneau, Georgina Moutray Kyle worked regularly in the city in the Twenties and Thirties and Charles Lamb in 1926 and 27.
Yvon Le Floc'h Ouest-France on Friday July 2, 1999.
In the catalogue of the exposure Julian Campbell concludes: “ In the context of French art and among the diversity of the painters working in Brittany the Irish artists except for Roderic O4Conor, are past unperceived. The Breton experiment was however of an importance capital for Irish art. It had a liberator effect on the painters who went to Brittany and some y produced their work most important. Production bretonne is single in Irish art because no other foreign region was represented in a so frequent way and yet if varied ".

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