Peintres de Concarneau

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Maurice Asselin 1882-197


Baigneuses aux Sables Blancs

Maison près de la Plage
des Sables Blancs

L'arrière port et la Ville Close

Les cales du Passage-Lanriec

Thoniers dans le port

Jeune fille au canapé

Modèle au repos

A l'atelier 1930

l'ancien bassin

marée basse au quai nul

l'enfant au ballon

pour Madeleine

L'émotion créatrice de Maurice Asselin

Entrer en oubliant la rue, ouvrir les yeux et le cœur et se laisser séduire. Subir peu à peu l'envoûtement des vibrations grises et roses, percevoir l'arabesque et regarder encore, regarder les visages et les corps, l'enfant, la femme, la mère, modelés par une pâte généreuse et découvrir alors la poésie d'Asselin. Déjà, l'an passé, à l'occasion du centenaire de la naissance de l'artiste, la galerie Daniel-Péron nous avait mis l'eau à la bouche. Cette fois, dans une exposition préparée avec beaucoup de soin, l'unité et la qualité des œuvres permettent de saisir l'art délicat d'un grand portraitiste.

Contempler le mystérieux visage humain

Maurice Asselin, 1882-1947, appartient à cette génération de peintres marqués par l'influence de Cézanne et la hardiesse des "fauves " : " L'art jaillit de l'amour émerveillé de la vie ", dit-il. Sentir intensément son sujet, analyser patiemment les plus modestes objets, un jour, enfin, oser contempler avec une craintive hardiesse, le mystérieux visage humain. Avec beaucoup de pudeur et de délicatesse, Asselin perçoit les accords secrets et les rythmes profonds et, subjugué, fait naître sur la toile avec toute sa sensibilité et la maîtrise de son art, une réalité sublimée et vivante. Artiste fréquentant les milieux littéraires, il a été l'ami des Francis Carco, Maurice Genevoix, Pierre Mac Orlan, Henri Jeanson. Il a illustré de nombreux livres. Il naquit à Orléans, vécut à Paris, fréquenta beaucoup la Cornouaille, à Moëlan, Pont-Aven, Concarneau où il réalisa de très fines aquarelles. Son art, sobre et parfois d'un charme rétro, conserve toute sa puissance et son universalité. De la bonne peinture en vérité, visible tout l'été, dans l'une des salles de la Galerie de la Poste, tout à l'honneur de la Cité des peintres. Yvon Le Floc'h, Ouest-France du 7 juillet 1983

Maurice Asselin appréciait Concarneau. Il avait des attaches à Beuzec. Extrait de sa biographie dans le catalogue de l'exposition du Musée de Pont-Aven en 2002 : 1919, été en Bretagne chez Eloury, régisseur au Château de Kériolet - 1920, été à Kériolet où il loue une petite maison dans le parc du Château, - 1921, été à Kériolet - 1923, naissance de son fils Jean, été à l'Hôtel de le Belle Etoile au Cabellou. Participe au lancement du restaurant “ Mélanie “ à Riec-sur-Belon en compagnie de Curnonski (surnommé le Prince des gastronomes) et de Fernand Jobert. - 1930, été à Concarneau dans le bistrot des Lozivit. - 1931-1932, passe les étés à Concarneau (Sables Blancs, Cornouaille). D'autres séjours du peintre dans la région : à Pont-Aven, Névez, Kerdruc. -1939, Participe au projet d'académie anglaise " The Pont-Aven Scool of Painting Brittany " avec William Scott et Geoffroy Nelson. Il décède à son domicile de Neuilly-sur-Seine le 27 septembre 1947.

Maurice Asselin et la Bretagne 1882-1947
musée de Pont-Aven 2002

http://www.musee-seine-et-marne.fr/affiche-de-l-auberge-de-l-uf-dur

Vient de paraître aux éditions du Terroirs février 2012 Montmartre à la campagne - L'auberge de l'Œuf Dur et de l'Amour
" A partir de 1910, à la belle saison, la vallée du petit Morin devient un lieu de séjour très prisé d'un groupe d'illustrateurs, humoristes et fantaisistes montmartrois. La bande à Callé va y accueillir des peintres des poêtes, des littérateurs..."
Ami de Mac Orlan et de Jacques Vaillant Maurice Asselin sera de la fête.
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